En quoi le format d’image WebP permet d’améliorer votre SEO ?

Référenceur aguerri ou débutant, vous ne pouvez pas être passé à côté du format d’image WebP. Pour ceux à qui ce nom sonne barbare, nous vous proposons une petite piqûre de rappel.

Qu’est ce que le format Webp ?

Le format WebP a été créé par Google en 2010 à l’image du format VP8 (format de compression vidéo appartenant à Google), entre autres. Son but est simple, remplacer les formats standards type jpeg ou png par des images compressées permettant d’accélérer le temps de chargement d’un site. Au fil des années, et à partir de 2011 pour être précis, le format s’enrichi. Il est désormais capable de compresser des images animées, comme des gifs, et de prendre en compte la transparence. Malgré ces dix ans d’existence, ce format n’est toujours pas démocratisé, et cela malgré ses nombreux avantages en termes d’expérience utilisateur et de SEO.

Comment améliorer le temps de chargement avec ce format ?

Comme on le sait, un des éléments entrainant la lourdeur d’un site, ou la lenteur de son chargement, c’est ses images. Souvent en haute qualités, rarement redimensionnées, les images, photos ou encore illustrations, présentes sur le site web pèsent un poids fou et ralentissent tout.

Le format Webp vous propose deux types de compression pour convertir une image et en réduire la taille.

Un premier format avec perte qui exploite la technologie VP8. Celui-ci offre un grand taux de compression mais baisse également la qualité de votre fichier.

Le second format, sans perte, exploite lui l’algorithme LZ77. Il permet offre un petit taux de compression sans baisser la qualité du fichier que vous avez convertit.

La conversion ainsi faite, vous obtiendrez un site avec un temps de chargement beaucoup plus rapide ! Ce qui, outre diminuer grandement votre taux de rebond, fera très plaisir aux bots.

Format WebP et référencement naturel

Comme cité plus haut, le premier avantage est de diminuer drastiquement les temps de chargement. Si cela n’a pas un impact direct sur votre SEO (selon l’étude du site Backlinko.com, il n’existe pas de corrélation entre la vitesse de chargement des pages et leur position dans les résultats Google), cela donne tout de même plus de temps aux bots pour crawler votre site et indexer plus de page sans parler de la perturbation de l’expérience utilisateur.

Outre cela, le format WebP permet de stocker quatre types de métadonnées, le nom de l’auteur de l’image, son titre, les informations sur les droits d’utilisation ainsi que les commentaires attachés au fichier. Bien entendu les métadonnées, elles, ont un impact direct sur votre référencement naturel. Compresser vos photos, vos images ou vos illustrations au format Webp vous permet donc d’améliorer grandement votre SEO et votre ranking.

Quels navigateurs sont compatibles avec ce format ?

Tous les navigateurs du monde ne seront pas forcément compatibles avec l’exploitation du format Webp. Évidemment son créateur, Google, est parfaitement compatible depuis la création du format de compression. Chromium, la version livre de Chrome est également compatible.

On trouvera également le navigateur Edge depuis fin 2018, cependant aucune version antérieure n’est en capacité d’exploiter ce format.

Android supporte également le Webp depuis sa version Ice Cream éditée en 2011.

Firefox, qui auparavant en avait été un détracteur et avait même lancé son propre format d’image appelé MozJpeg est désormais également compatible avec le format Webp.

Quant à Safari, si celui-ci avait pris en charge le WebP durant la beta-test de son extension Sierra en 2016, il n’est plus du tout supportés par les appareils de la marque Apple.

Comment obtenir une conversion optimale ?

Il existe de nombreuses façons de convertir n’importe quel format d’image, que cela soit jpeg, png ou gif en WebP.
Outres les divers outils gratuits en ligne, vous pouvez également effectuer une conversion via les lignes de commandes et l’expression « c-wep ».

Chez Mac nous retrouvons différents outils dont l’application WebPonize qui vous permet d’effectuer la conversion de plusieurs images par simple drag and drop.

Pour les PC Windows on trouvera des applications comme WebConv. Elle fonctionne sur le même principe que celle de son homologue Apple, et donne également le taux de compression utilisé pour la conversion.

Il existe également des plugins pour vos logiciels de PAO favoris. Adobe Photoshop utilise tout simplement le plugin Webp pour créer et convertir des images.

Pour les utilisateurs d’Affinity, il n’est pas encore possible d’exporter des images au format Webp, mais il est possible de les ouvrir.

Le logiciel livre de droit Gimp possède également son propre plugin appelé Plugin Gimp Import Export qui, comme son nom l’indique, permet d’importer et d’exporter ainsi que d’exploiter des photos et illustrations au format Webp.

Conversion pour CMS

Si la conversion permet de mettre en ligne sur des sites entièrement créer par les développeurs, quand on vient à parler de l’adaptation du format Webp aux CMS, c’est une autre histoire.

Le CMS le plus répandu dans le monde est WordPress avec 33% de présence. Or, cet outil très utile n’offre pas un support natif à Webp. Il faut donc user de plugins. Vous pouvez facilement en trouver des gratuits, comme WebPExpress qui a actuellement plus de 70 000 installations actives. Sachez seulement que si la conversion est automatique vous pouvez définir le taux de compression des images.

Il est également possible de passer par un CDN, notamment pour les utilisateurs de Cloudflare. Ils peuvent utiliser la fonctionnalité « polish » qui reprend les paramètres basiques de la compression, c’est à dire sans perte et avec perte.